Lundi 25 septembre 2017

Si je t’oublie, Jérusalem… (Esdras 2,1)


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Le psaume 137 est le chant de déploration des exilés à Babylone: un psaume où s’expriment l’impossibilité de chanter des chants joyeux, de louer Dieu sur une terre étrangère, ainsi que la nostalgie de la maison de Dieu et de la ville sainte: «Si je t’oublie Jérusalem, que ma langue colle à mon palais, si je ne pense plus à toi, si je ne fais passer Jérusalem avant toute autre joie» (vv. 5-6). Je vous invite à relire ce psaume qui nous place dans l’intimité des déportés qui ont perdu toute joie et ne vivent que dans les regrets de la patrie perdue et les ruminations de vengeance pour leurs persécuteurs. Notre récit nous montre que Jérusalem n’a pas été oubliée par les exilés ni par la génération suivante (l’exil ayant duré plus de quarante ans), que les chanteurs et les chanteuses sont toujours là (au nombre de 200, nous précise l’auteur) et que la nostalgie du pays et du temple se transforme en jubilation du retour! Ce qui est extraordinaire, c’est que ces déportés qui retrouvent leurs villes pensent en tout premier à rétablir le culte et à reconstruire le temple, avant même de reconstruire leurs villes dévastées et leurs maisons ruinées… et ils donnent beaucoup d’argent pour cette reconstruction. Cette priorité n’aurait peut-être pas été la nôtre et pourtant, elle indique bien que ce qui rend toute la vie savoureuse et qui lui donne du sens, c’est de pouvoir louer celui qui est (à) l’origine de toute vie et qui est le Maître de l’histoire, de louer le Créateur et le Libérateur. Les bouches peuvent se rouvrir, les langues se délier et la tristesse laisser la place à la jubilation!

Michel Cornuz

Prière: Seigneur, ouvre mes lèvres, que ma bouche proclame sans cesse ta louange! Seigneur, au cœur de mes soucis, de mes tristesses, de mes angoisses, ouvre mon cœur à la joie que tu veux pour moi.  

Référence biblique : Esdras 2, 1 - 70

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