Vendredi 6 décembre 2019

Qui fatigue qui? Le procès du peuple (Esaïe 43,22-28)


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Pour nous les croyants, ce n’est pas toujours facile de garder foi en Dieu: parce qu’il est trop loin, trop silencieux, parce qu’il ne répond pas à nos attentes, parce que ses témoins sont critiquables… Mais qu’en est-il pour lui? Essayons deux secondes de nous imaginer à sa place! Sans la prétention d’être Dieu, mais parce que si l’on essaie de se mettre à la place de l’autre, on peut voir les choses autrement, gagner en compréhension, et faire le premier pas pour améliorer le dialogue… Alors donc: si nous nous imaginons à la place de Dieu? Eh bien non, ce n’est pas toujours facile pour lui non plus de garder foi en l’humanité et même simplement en son peuple. «Remettons les choses à leur place», dit Dieu. «Tu ne t’es pas vraiment fatigué pour moi, et c’est ton absence d’écoute qui a favorisé le malheur! Je ne suis en rien ton obligé. Essaie d’argumenter, tu seras rendu à l’évidence! Mais moi je suis moi, et je ne veux pas en rester à ce constat de désillusion, à cette fatigue réciproque. Moi j’efface tes fautes, et à cause de qui je suis je ne m’en souviendrai plus.» Entendre Dieu parler ainsi déplace la question de la confiance. L’enjeu n’est plus seulement ma confiance en Dieu, parfois mise à mal, mais sa confiance en moi, en nous. Une confiance à laquelle Dieu ne veut pas renoncer et que son pardon ravive toujours.

Daphné Reymond

Prière: Invitation liturgique à la Cène: Prends et reçois l’amitié de Dieu pour toi, la paix de Dieu pour toi, la joie de Dieu pour toi, la confiance de Dieu en toi.  

Référence biblique : Esaïe 43, 22 - 28

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