Samedi 11 juillet 2020

Le Carmel, un couvent paisible? (1 Rois 18,25-46)


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C’est vrai que pour tous ceux qui sont allés dans un monastère, un Carmel évoque d’abord un lieu de paix et de silence, bien différent de l’image qui ressort de notre épisode d’aujourd’hui. Cris, sueurs, sang, moqueries, sarcasmes, rien ne nous est épargné. Le Carmel: un épisode violent, sanglant et puissant! Le côté inhumain d’Elie se montre dans toute sa splendeur, lorsqu’il invite les prophètes de Baal à se taillader et s’épuiser, encore et encore, en vain, pendant des heures, avant de les exterminer lorsqu’il aura gagné. Mais dans l’épicentre de ce récit, il y a cette prière toute simple, confiante et si puissante: «Réponds-moi, Seigneur, que l’on sache que c’est toi qui ramènes vers toi le cœur de ton peuple», cette prière qui contraste tellement avec les cris du matin. Le feu tombe alors du ciel et le peuple tombe à terre et se prosterne pour adorer le Seigneur. Achab s’incline. Dommage que ce passage ne se termine pas par une adoration commune, mais par un bain de sang, bain de vengeance, bain de violence. Dieu a-t-il vraiment voulu cela ou Elie a-t-il dérapé dans un excès de zèle? Cependant, toute la force du Carmel réside dans la prière confiante d’Elie en son Dieu.

Delphine Collaud

Prière: Oui, tu es grand notre Dieu, créateur du ciel et de la terre et de tous les éléments. Nous reconnaissons que tu es notre Dieu et nous t’adorons. Reçois notre louange et notre amour.  

Référence biblique : 1 Rois 18, 25 - 46

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